UN MILIEU AGRICOLE GIRONDIN DIVERSIFIE
L'espace agricole girondin est marqué par les vignobles et la polyculture-élevage.
La SAU (Surface Agricole Utile) en gironde est de l'ordre de 264 000 ha en 2003 dont :
- 33% terres arables
- 16% de céréales
- 3% de légumes frais
- 48% de vignes
L'importance du vignoble girondin
La viticulture girondine est forte de plusieurs milliers d'hectares. L'activité viticole pèse encore beaucoup dans la vie économique de notre département. Ce milieu est intéressant pour certaines espèces de petit gibier comme le lièvre et la perdrix à condition que les méthodes viticoles soient compatibles avec les exigences écologiques de ces espèces. L'enherbement entre les rangs de vigne se développe depuis quelques années, il est très favorable pour le lièvre mais il ne se pratique pas partout. L'utilisation de désherbants et d'insecticides, même de manière raisonnée, diminue fortement la ressource trophique desjeunes perdreaux. La Fédération et les chasseurs ont un rôle à jouer pour favoriser les bonnes pratiques agricoles pour le petit gibier dans les secteurs viticoles. Dans ces milieux très peu bocager, où la vigne domine la majeure partie de l'espace, il est important de sauvegarder les boisements et boqueteaux existants qui sont les seuls refuges pour la faune sauvage (petit gibier, dortoir à grives, ...). A signaler que la vigne représente une manne importante pour l'alimentation de certaines espèces, grappes de raisins (appelées « verjus ») subsistantes après récoltes pour les grives lors de la saison hivernale.
Les difficultés de la polyculture-élevage
La polyculture-élevage a du mal à se maintenir comme dans le nord et l'est du département où les friches signalent une baisse de cette activité. Cette pratique culturale, très importante dans le maintien de paysages bocagers, est très intéressante pour le petit gibier. Les chasseurs doivent donc s'investir dans ces milieux pour y développer des partenariats avec les agriculteurs, pour y maintenir et entretenir les haies et y développer des aménagements cynégétiques tels les "Jachères Environnement et Faune Sauvage".
Les haies et la faune sauvage
La haie est un élément incontournable de biodiversité de nos campagnes. La haie suscite beaucoup d'intérêts du point vue agronomique (brise vent, lutte contre l'érosion, filtrage des produits phytosanitaires, ...), économique (exploitation du bois d'œuvre, confection de piquets, vannerie, bois de chauffage, protection du bétail, production de miel, vannerie, ...) mais également au niveau écologique et cynégétique. Cependant la mécanisation des cultures, le remembrement, la course à la productivité, ... et tant de pratiques povoquent la disparition progressive de bon nombre de haies et d'espèces qu'elles abritaient. Conscient de ce phénomène et afin de remédier aux bêtises commises dans le passé, la Fédération propose aux ACCA et Sociétés de Chasse de Gironde, au travers de son catalogue, un soutien financier pour ls opérations de plantation de haies à vocation faunistique sur leur commune. Plusieurs types de haies sont proposées selon le sol et les espèces recherchées. La Fédération a ainsi édité un guide pratique pour la plantation de haies, une haie pilote a été réalisée en 2004 sur le domaine de Pachan. On peut citer à titre d'exemple l'ACCA de Ruch en 2008, qui a pris l'initiative de créer une haie sur son territoire communal avec l'aide des écoliers de la commune. Un exemple à suivre !
Les Jachères faune sauvage et fleuries
Depuis 2006, la Fédération s'investie dans la mise en place de jachères faune sauvage et de jachères fleuries en partenariat avec la Chambre d'Agriculture et la Direction Départementale des Territoires et de la Mer dans le cadre des jachères de la Politique Agricole Commune (PAC). Plusieurs types de jachères sont proposées avec différentes essences, dont la jachère fleurie. Un agriculteur ayant des parcelles en jachère peut, par l'intermédiaire d'un contrat signé entre lui, le détenteur du droit de chasse et la Fédération, mettre en place des cultures favorables à la faune sauvage. Ces couverts pour le gibier sont implantés au printemps dans tout le département, avec une forte et logique prédominance dans l'Entre-Deux-Mers. La Fédération subventionne entre 61 et 122 euros/ha ces couverts, et l'agriculteur conserve ses primes européennes. Plus de 150 Hectares ont été implantés en 2006.
Depuis 2008, la jachère fleurie a dépassé le cadre de la PAC. La Fédération développe ce couvert un peu partout en Gironde via les associations et de chasse, les communes et les privés. Après avoir contractualisé 28 contrats pour 160 ha de jachères faune sauvage en 2006, ce programme a continué de progresser avec 48 contrats sur 190 ha en 2007.
Après les conséquences de la suppression européenne du gel obligatoire, le bilan 2008 se limite à 33 contrats pour 80 ha. Depuis 2007/2008, la FDC33 a étendu son offre aux ACCA et Sociétés de Chasse qui bénéficient de parcelles laissées généreusement par les propriétaires. Chaque association qui manifeste son désir de mettre en place des couverts fleuris se voit offrir des graines de fleurs pour ensemencer 1 ha. En 2007, près de 75 ha de couvert fleuri ont été installés. En 2008, les chasseurs girondins ont fleuri plus de 200 ha, cumulés aux 80 ha de jachère faune sauvage, ce qui donne un total de 280 ha. A cela s'ajoute 458 ha de cultures à gibier «classiques», soit un total de 738 hectare plantés par les chasseurs et leurs amis.
Conscient de l'intérêt de ces couverts environnementaux, le Conseil Régional participe à cette opération. Le budget de ce programme est très élevé pour la Fédération (plus de 40.000 euros)
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